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assemblée Nationale


REUNION COMMISSION MIXTE DU PARLEMENT DE LA CEDEAO, ALLOCUTION DU PRESIDENT NIASSE, Hôtel King FAHD 11 avril 2018

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Excellence Monsieur le Président du Parlement de la CEDEAO, 

Monsieur le Ministre de l’Intégration africaine, du NEPAD et de la Francophonie,

Monsieur le Représentant du Président de la Commission de la CEDEAO,

Madame la Co-présidente de la Commission mixte,

Monsieur le Coordonnateur des Députés CEDEAO du Sénégal,

Honorables collègues, membres du Parlement de la CEDEAO,

Chers Collègues,

Chers Invités,

Mesdames et Messieurs.

Au mois de février 2018, le Sénégal a abrité, à Dakar, un forum du Parlement de la CEDEAO suivi d’une session extraordinaire.

C’est l’occasion ici, pour moi, de vous adresser, de nouveau, en mon nom propre et au nom de l’Assemblée nationale du Sénégal, mes chaleureuse félicitations, pour le succès éclatant de ces deux manifestations.

Aujourd’hui, mercredi 11 avril 2018, nous nous réjouissons, une fois de plus, de vous accueillir à Dakar, pour la tenue d’une réunion délocalisée, dont le thème porte sur  La situation des droits humains dans les zones en crise sécuritaire en Afrique de l’Ouest.

A travers la densité de votre programme d’activités, votre Auguste Institution, le Parlement de la CEDEAO, fait montre, encore une fois, de son dynamisme et de sa réactivité, dans la prise en charge des urgences qui assaillent nos populations.

La composition de cette Commission mixte illustre à suffisance la vigilance et l’intérêt que vous portez aux droits humains, dans les régions en crise sécuritaire. L’Afrique de l’Ouest, avez-vous dit, mais les causes de l’insécurité prennent également racine dans d’autres ailleurs, sous la forme de nouvelles menaces, qui appellent une organisation concertée,  adaptée à leur caractère inédit.

Aujourd’hui, avec l’expression de cette violence qui ignore les frontières, l’on comprend aisément l’impérieuse nécessité de promouvoir une coopération étroite entre les Etats, pour juguler un mal souvent mû par un aveuglement qui charrie des certitudes aux antipodes de la rationalité consubstantielle à   notre condition d’homme. 

En Afrique de l’Ouest, ces nouveaux conflits mettent parfois en jeu l’autorité de l’Etat, parce qu’essaiment, dans certaines zones de non-droit, des groupuscules qui charrient ce couple infernal de la violence et de l’injustice, c’est-à-dire la négation des droits humains. 

Il suffit d’appréhender la relation entre les zones de crises et les droits de l’homme, pour saisir l’importance et la pertinence du sujet qui retient aujourd’hui notre attention.

Dès lors, on mesure les préjudices subis par nos pays et leurs  populations : la paralysie de l’économie, l’exclusion des minorités, la violation des libertés publiques, la marginalisation des populations les plus vulnérables, bref, un condensé d’écueils à l’encontre de l’épanouissement et du bien-être de l’Homme.

Les analyses et les propositions qui seront issues des conclusions de vos travaux produiront, j’en suis convaincu, un diagnostic sans complaisance, qui tracera des pistes vers l’amélioration, voire la solution de ces situations dramatiques, pour que l’humaine condition puisse conserver l’essentiel, c’est-à-dire sa dignité, en scrutant l’avenir, avec l’espoir qui renaît.

Je déclare ouverte la session délocalisée de la Commission mixte du Parlement de la CEDEAO sur La situation des droits humains dans les zones en crise sécuritaire en Afrique de l’Ouest.

Je vous remercie de votre aimable attention.

[La séance est suspendue.]

 

Moustapha Niasse